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mardi 3 septembre 2013

Mais qui est Mohammed Moulessehoul ? - Who is Mohammed Moulessehoul?

Ce nom ne vous dira peut-être rien, de prime abord. Par contre, il est possible qu'au cours de vos lectures, vous ayez tenu entre les mains un roman de Yasmina Khadra. Si vous connaissez Khadra, alors vous savez qui est M. Moulessehoul.
Mohammed Moulessehoul est né en 1955, en Algérie. Il a longtemps servi dans l'armée algérienne avant de démissionner en 2000. Entre temps, il est devenu l'auteur de plusieurs romans dont nombre ont obtenu des prix littéraires. Pour ne citer que quelques-unes de ses œuvres, le lecteur pourra lire Les Hirondelles de Kaboul, L'Attentat ou encore Morituri.
L'œuvre de Khadra a été adaptée au théâtre, au cinéma, en bande-dessinée ou encore sous forme de chorégraphie. De plus, ses romans sont traduits dans plus de trente-trois langues.
Plus récemment il a cosigné, avec Rachid Bouchareb, le scénario du film Enemy Way.

Et pourquoi ce choix de nom de plume pour l'auteur ? Un choix engagé si l'on considère ce patronyme féminin. Yasmina Khadra sont les deux premiers prénoms de son épouse. Une manière de lui rendre hommage, donc, mais pas seulement. À l'époque de ses premiers écrits, M. Moulehessoul était militaire. Son pseudonyme était un moyen de faire interagir ses deux vocations sans qu'elles empiètent l'une sur l'autre. De plus, pour un homme, choisir un pseudonyme à consonance féminine est une façon de montrer à la femme Algérienne son respect et son admiration.
En attendant de nous replonger dans ses romans, nous vous proposons en partage cet extrait de la version filmée de Ce que le Jour doit à la Nuit dont voici une brève citation :
"La vie est un train qui ne s'arrête à aucune gare. Ou on le prend en marche ou on le regarde passer sur le quai, et il n'est pire tragédie qu'une gare fantôme."


Who is Mohammed Moulessehoul? That name does not tell you much. But you may have heard of Yasmina Khadra. If you know Khadra, then you know M. Moulessehoul.
Mohammed Moulessehoul was born in 1955, in Algeria. He served with the Algerian Army prior to resigning in 2000. He had meanwhile become the author of some prize-winning novels. To name but a few of these books: The Swallows of Kabul, The Attack and Morituri.
Several of his books have been adapted for theatre, cinema, comics or dance. His novels have been translated into thirty-three languages.
More recently, he co-signed Enemy Way's script with Rachid Bouchareb.
Why this pseudonym? Yasmina Khadra are the first names of his wife: a wonderful way to pay tribute to her. When he began his writing career, M. Moulessehoul was a soldier. His pen name was a way to combine his two jobs as well as showing his respect and admiration to the Algerian women.
Before we go back to our readings, we would like to share an extract of his novel What the Day owes the Night as well as the trailer of the movie adapted from the book:
"Life is a train that stops at no stations; you either jump abroad or stand on the platform and Watch as it passes."

jeudi 15 août 2013

Zachary Richard


Né en 1950, dans un petit village près de Lafayette en Louisiane, Zachary Richard est un auteur, compositeur, poète et chanteur qui a à cœur la culture francophone cajun ainsi que la protection de l’environnement.  (Vous pouvez consulter sa biographie officielle ici.)

Zackary Richard est un artiste qui a su intégrer la musique cadienne à la musique contemporaine. Il a d’ailleurs aussi su s’illustrer tant dans la culture francophone qu’anglo-américaine. Quelques unes de ses chansons les plus connues dans la francophonie seraient La Ballade de Jean Batailleur, L’arbre est dans ses feuilles, Travailler c’est trop dur et Au bord du Lac Bijou. Il s’est aussi illustré avec le groupe Zachary Richard and the Zydeco Rockers. Ils ont su mettre à l’avant scène plusieurs œuvres à saveur Zydéco, comme cette savoureuse adaptation du classique Johnny B. Good de Chuck Berry.  

Aussi, plus récemment, lors du retour de la cloche de Batoche en sol Saskatchewannais à la mi-juillet, Zachary Richard a désiré ressortir une chanson écrite il y a plus d’un an sur ce symbole de la résistance métisse de l’Ouest du pays. Chanson qu’il a lui-même présentée comme une manière de faire connaître au monde l’histoire de la cloche ainsi qu'une façon de rendre hommage à la résilience de la communauté Métis. (Vous pouvez cliquer ici afin d'en faire l'écoute)
  
La cloche de Batoche avait été prise aux mains de la communauté Métis par des soldats ontariens en 1885 lors de la Bataille de Batoche contre la Rébellion du Nord-Ouest. Conservée jusqu’en 1991 à Millbrook en Ontario, elle avait alors été subtilisée durant la nuit. C’est un métis manitobain qui a conservé la cloche durant plus de 20 ans avant son rapatriement à Batoche.

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Born in 1950, in a small village close to Lafayette in Louisiane, Zachary Richard is an author, compositor, poet and singer who has the Cajun francophone culture as well as the environment’s protection at heart. (You can click here for his official biography)

Zachary Richard is an artist who has known how to mix the cadian music into contemporary music. He also knew how to illustrate himself in the Francophone as much as the Anglo-American cultures. His most famous French songs would be La Ballade de Jean Batailleur, L’arbre est dans ses feuilles, Travailler c’est trop dur et Au bord du Lac Bijou. He also illustrated himself with the group Zachary Richard and the Zydeco Rockers. They promoted many Zydeco sounds and beats by adapting many songs, like the classic: Johnny B. Good by Chuck Berry.

Also, more recently, when the Batoche’s bell came back in Saskatchewan at the middle of the month of July, Zachary Richard wanted to get a song written more than a year ago about this Metis resistance symbol. When Zachary talked about his song, he presented it as a way to explain the history of the bell to the world as well as a tribute to the Metis’ resilience. (You can click here to listen to it)

The Batoche’s bell has been taken from the Metis’ community by Canadians soldiers during the Bataille de Batoche against the Northwest Canada rebellion in 1885. The bell was kept in Millbrook, Ontario until 1991 when it got robbed. It’s a Manitoban meti who has kept the bell for more than 20 years before it returned to Batoche 2013. 

jeudi 1 août 2013

Stromae : le maestro de la scène belge - maestro of the Belgian scene


Si vous ne connaissiez pas encore le verlan – une forme d’argot français qui vise à inverser les syllabes d’un mot –, vous venez d’apprendre votre premier terme : Stromae, qui signifie maestro. Vous voyez ? Rien de bien compliqué dans tout ça. On vous en parlera un peu plus en détails dans nos articles sur la « rétrospective de la langue française ». Pour le moment, concentrons-nous un peu sur le maestro dont il est question.

Stromae est le pseudonyme d’un jeune auteur-compositeur et interprète belge du nom de Paul Van Haver. Cet artiste talentueux, qui a reçu de nombreuses distinctions, verse dans le hip-hop et la musique électronique depuis quelques années, déjà, et il s’apprête à sortir son second album : Racine carrée.


Sa mère est belge et son père était rwandais. Avant que ce dernier ne disparaisse dans le génocide qui a déchiré le Rwanda en 1994, Stromae avait eu peu d’échanges avec ce parent absent. Il est devenu, du fait de cette absence, une source d’inspiration pour le musicien. En extrait, nous vous invitons à découvrir « Papaoutai », tiré de son dernier album qui sortira ce mois-ci et qui évoque ce papa manquant.


Stromae: maestro of the Belgian scene

If you never heard about “verlan” (French backward slang that inverts syllables), you have just learned your first word, because Stromae means maestro. As you can see, this is quite simple. You will hear a little bit more about it in our “French language retrospective” articles. Right now, let us focus on the maestro.

The young Belgian singer-songwriter, known as Stromae, is Paul Van Haver. This talented artist has been rewarded many times. Making Hip Hop and electronic music since several years, now, Stromae will release his second album: "Racine carrée" (Square root).

He was born from a Belgian mother and a Rwandan father. There had been little contact with his dad, before he disappeared in the 1994 genocide in Rwanda. The father’s absence became an inspiration for the artist. We invite you to discover an extract from his last opus, available this month, a song called “Papaoutai” (where are you, dad).